BHL coule de source

Bernard-Henri Lévy n’est pas Sun Tzu : son offensive médiatique a lamentablement capoté, juste avant la sortie concomitante, le 10 février, de ses deux livres chez Grasset, Pièces d’identité et De la guerre en philosophie.

C’est Aude Lancelin, dans Bibliobs, qui a levé le lièvre : BHL (label SGDG) cite dans son deuxième ouvrage, à propos de Kant, ce « fou furieux de la pensée », le philosophe Jean-Baptiste Botul.

Or il s’agit en l’occurrence d’un personnage purement fictif, inventé par Frédéric Pagès (auteur du célèbre Journal de Carla B.,  publié dans Le Canard enchaîné) et qui a donné lieu à une série d’oeuvres hilarantes, publiées aux Editions Mille et une nuits.

Hier matin, dans Libération, Daniel Schneidermann avait déclenché le tir de barrage avec un article (« La France a-t-elle besoin de BHL ? »), hélas désormais réservé aux abonnés de liberation.fr, mais qui figure dans l’édition papier, page 25. Le chroniqueur, pourtant pugnace, qui s’étonnait bien à tort que Le Nouvel Observateur (reprenant dès hier après-midi sur son site l’article d’Aude Lancelin) ait fait silence sur ce phénomène éditorial et philosophique, n’avait pas détecté, lui non plus, le « botulisme » de sa cible, dont il est rappelé en italiques à la fin qu’il est « actionnaire de Libération ».

Pourtant, BHL, invité hier soir dans Le Grand journal de Canal +, a été gentiment interrogé sur cette bourde (euphémisme pour ne pas employer le terme d’imposture), qui démontre qu’il parle de ce qu’il ne connaît pas et ne prend même pas le temps de vérifier ses sources, lui, le fameux « reporter » de guerre en Bosnie et en Géorgie.

bhl.1265698428.jpg

(Capture d’écran du nouvelobs.com, hier. Le tag a été rajouté.)

S’en sortant par une laborieuse pirouette, BHL, bien peigné et fort peu gêné, a déclaré (je cite de mémoire, car la vidéo ici est incomplète) :

« Oui, Jean-Baptiste Botul, c’est un livre qui montre que tous les philosophes, en particulier Kant, ont eu des désirs sexuels qui les ont conduits à écrire leurs œuvres… et puis je me suis rendu compte après avoir lu ce livre magnifique, que je recommande, que c’était un canular… Mais c’est écrit par Frédéric Pagès, qui est lui-même un grand philosophe, et je dis à tout le monde qu’il faut acheter ce livre ! Oui, lisez Jean-Baptiste Pagès (sic) et Jean-Baptiste Botul… euh, je veux dire Frédéric Pagès et Jean-Baptiste Botul… »

Ainsi, BHL devrait se tenir mieux au courant de certaines parutions dont l’humour subtil lui a logiquement échappé : mais à la date du 24 mai 2007, il devait sans doute courir les plateaux de télévision pour commenter l’élection toute récente de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République un personnage bien réel, en revanche, et, lui aussi, un philosophe à la petite semaine.

Dominique Hasselmann

100 caractères (espaces compris) : 6

Vendredi 29/01/10 à 14h37 Cela fait un peu moins mal que d’habitude. Mais cela a tout de même perturbé les rêves. À moins que… Samedi 30/01/10 à 18h57 Cinq heures d’un grand rien partagé à trois. Éreintée par le silence, nue, je refuse de recommencer. Dimanche 31/01/10 à 15h43 Quand j’aurai un appartement… Et se bouscule en moi une foule [...]

La température baisse, la cote de Nicolas Sarkozy aussi

Peut-on dire que la météo a une influence sur les sondages ? La courbe est en ce moment vers le bas, au plus haut niveau  :  le réchauffement climatique n’est vraiment pas encore politique (malgré le changement radical imposé par le président de la République à Copenhague).

Qui commande aux éléments ? Après Haïti, le cyclone Oli à Bora Bora (Polynésie française) : la ministre du tourisme est allée à Tahiti. Mais une simple émission sur TF1, sans coupures publicitaires, n’aura pas réussi à détrôner le Docteur House. La parole française du numéro 1, cathodique mais cahotique, a été dépassée ensuite par l’audience de la série américaine doublée.

Hier, dimanche, on a fait dégager les Afghans qui pensaient pouvoir dormir dans un hangar désaffecté : ils étaient mieux dans le froid (la température hivernale atteindra un pic jeudi prochain). Mais Eric Besson, ce matin sur France Inter, nous expliquera qu’il ne veut pas que « la jungle » de Sangatte renaisse dans un bâtiment désaffecté, en dur, et qu’il lutte donc essentiellement contre les passeurs et les maffieux. L’association No Border croit sans doute que l’on peut abolir les frontières par moins quatre !

lazy-dh.1265610481.jpg(Photo : Paris, hier. Cliquer pour agrandir.)

C’est aujourd’hui que le ministre chargé des basses œuvres du gouvernement doit participer à un séminaire gouvernemental, destiné à tirer les enseignements du mirobolant « Grand débat sur l’identité nationale ». Ne nous voilons pas la face : les résultats seront positifs, l’avenir radieux, la France pure et propre, prête à affronter, grâce à une politique de quotas et de charters – pourtant peu économes en Co2, mais il faut ce qu’il faut – la baisse bénéfique de l’euro et les échanges industriels mondiaux.

Elections régionales ? On donne la gauche en tête (mais ce n’est qu’un sondage), l’important c’est l’élection présidentielle de 2012. Dominique Strauss-Kahn ou Martine Aubry contre Sarkozy ? Un nouveau jeu de paris en ligne pourrait être lancé.

D’ailleurs, quand pourra-t-on voter sans devoir se déplacer jusque vers l’isoloir, dissimulé derrière une sorte de burqa – ou burqua pour faire plaisir à Delfeil de Ton dans Le Nouvel Observateur de jeudi dernier – comme s’il était honteux de glisser un bulletin dans la fente démocratique ?

« Attention, peinture fraîche ! », comme on dit à Montpellier.

peinture_dh.1265610689.jpg(Photo : Paris, hier. Cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Expulsions, sans-papiers, Besson les ambitions

L’exemple étranger étant sans cesse appelé à la rescousse (immigration, services publics, fonctionnaires, retraites…), tout ceci sans doute au nom de « l’exception française » vantée par ailleurs, il ne faudra pas s’étonner si dans quelque temps Eric Besson copie le « permis à points » pour immigrés qui vient d’être inventé en Italie par le ministre de l’Intérieur, Roberto Maroni.

Sans attendre cette prodigieuse avancée – pour obtenir le droit de vivre un permis à points serait également en cours d’étude dans les services de Brice Hortefeux – le ministre à quadruple casquette (il porte la visière à droite), qui garde une affection particulière pour le Maroc, a fait expulser vers Casablanca, jeudi dernier, une des deux sœurs jumelles qui vivait dans l’illégalité à Clermont-Ferrand.

Il est vrai que son existence là-bas, dans le Puy-de-Dôme, dérangeait tellement de monde.

ecole_dh.1265523380.jpg(Photo : Paris, rue Alibert, 10e, hier. Cliquer pour agrandir.)

Samedi, des manifestations ont eu lieu dans toute la France pour demander la régularisation de la situation des travailleurs sans-papiers, ainsi que celle des étudiants étrangers qui sont venus sur notre terre d’asile (de fous ?) pour s’imprégner de la culture de notre beau pays, s’intégrer, et amasser suffisamment de connaissances dans l’espoir de trouver un travail, ici ou ailleurs.

Certains ont même découvert, à l’occasion de leur séjour sur le sol national, la littérature, les livres, l’art typographique : et tout cela, pour rien ? Comme une page soudain devenue blanche, à cause d’un lessivage « identitaire » au milieu de la nuit ?

Il pleut sur les lettres, mais il demeure encore, dirait-on, des caractères bien trempés.

litho_dh.1265523601.jpg (Photo : rue Jacques Louvel-Tessier, Paris, 10e, hier. Cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

Au pays des Diogène

Dans le cadre de l’émission Sur les docks, écoute en ligne de ce documentaire de Stéphane Manchematin et Jean-Philippe Navarre.

En pédalant vers le bassin de la Villette

Ici, la piste cyclable est une véritable autoroute, mais ils n’ont pas encore inventé les radars pour vélos. On croise de temps en temps quelqu’un de la confrérie, et le soleil apparu insolemment ajoute au plaisir du jour.

vil1_dh.1265438234.jpg(Photo : cliquer pour changer de plateau.)

Finies les hautes bordures de trottoir, maintenant, et cette gênante impression de rouler dans le caniveau : le ruban vert (Rohmer cligne de l’œil) se déroule facilement et voici l’eau, une voie qui est navigable même si la bicyclette est un fragile esquif – le casque retrouvé de l’ancien mi-course Raleigh, vélo volé, noir et blanc, a laissé et admis la tête au vent.

vil2_dh.1265438355.jpgvil2bis_dh.1265439238.jpg(Photos : cliquer pour varier les points de vue.)

En pédalant vers le bassin de la Villette, je repense au livre de Georges Perec, Quel petit vélo à guidon chromé au fond de la cour ? (titre très original en 1966 pour Denoël).

J’ai été revoir ce matin, sur une étagère, sa couverture en Folio (N° 1413, dépôt légal : octobre 1982), ce soldat nu dans un « tub » débordant de mousse, le calot sur la tête, frottant la culasse de son fusil avec une brosse en chiendent : illustration d’Avoine, on ne pouvait mieux choisir !

Là, perspective aquatique (l’idée géniale de faire se rejoindre les cinémas MK2 des deux rives par un petit bateau-navette), libre de toute voiture fût-elle amphibie, un rêve pompidolien comme de la fumée qui sort par les oreilles, bassin, joli nom pour celui d’une jolie femme, bassinoire accrochée à un mur, on nous bassine avec des obligations et des sanctions, je me souviens d’un cours de philo sur Jean-Marie Guyau.

vil3_dh.1265438691.jpg(Photo : cliquer sur les nuages.)

Pourtant, comment s’exprimer, se révolter ? Toute surface disponible, généralement verticale, est un parchemin et par vaux, la tentation offerte publiquement d’y laisser une trace, un cri. Mais les murs devraient être hors de portée des humains, et les briques soudain irradiantes pour la main sacrilège. Il faudra songer à inventer un système définitivement répulsif.

vil4_dh.1265438873.jpg (Photo : cliquer pour lire.)

L’eau lave, esclave dévoilée, tandis que le vélo file sans bruit.

vil5_dh.1265438978.jpg (Photo : cliquer pour s’exercer à la dialectique.)

Dominique Hasselmann

À toute blinde

(Dans le cadre du projet de vases communicants : le premier vendredi du mois, chacun écrit sur le blog d’un autre, à charge à chacun de préparer les mariages, les échanges, les invitations. Circulation horizontale pour produire des liens autrement…)

Vous pouvez surfer en vitesse sur la surface plane, sans aspérités, elle est pigmentée, pixelisée, ça glisse facile, c’est une image pour l’imagination, un passage pour la passion (comme celui d’un grand boulevard parisien), un tremplin pour l’incertain.

Vous vous laissez emporter à toute blinde par ce qui se trame derrière la vitrine – elle n’est pas en gélatine – avec ses reflets qui vous montrent à l’intérieur déjà, sans qu’elle vous ait demandé votre avis.

La navigation terrestre est un art, pas besoin de permis bateau. Il suffit d’accrocher ses yeux au détail vu à l’horizon (une voile, des cheminées…), les vagues emportent le regard, le soulèvent comme une plume de mouette qui suit un ferry en s’amusant, et vous décollez dans les vents porteurs.

Au bout du chemin, une autre plage et là il faut stopper, les phares ne sont pas uniquement maritimes (l’automobiliste nocturne en est le gardien), la nuit s’est faite toute seule, elle enveloppe la présence, le monde des esprits est là, on frissonne, la chouette hulule sans discontinuer, comme par provocation.

Quel est ce sabbat où s’ébattent des abbés déshabillés ? Vous voyez ces lumières abbatiales, vous entendez ces rires démoniaques, ne faudrait-il pas prévenir la gendarmerie ? Le vent agite les branches, des nuages sombres défilent au-dessus du toit liturgique, la lune brille par son absence.

Vous repensez forcément à une phrase de Roland Barthes (La Chambre claire) : « La mélancolie même de la Photographie ».

Partout se multiplient les cérémonies secrètes.

Texte : Dominique Hasselmann

Photo : Dominique Autrou

phares_da.1265364950.jpg (Cliquer pour agrandir.)

Le pourtour des choses

Il aurait fallu être une petite souris (sans fil) et grimper le long du chéneau, la pluie se fait encore prendre dans ces conduites qui la ramènent dans le bas du caniveau. Escalader une façade sans craindre le vertige ou la chute, marcher en l’air, vers le ciel – un but à atteindre – grignoter le mur vertical anthracite, pas à pas, patte à patte, et progresser sans plus de souci. Prendre de la hauteur par rapport au quartier, jouir enfin d’un panorama qui ne serait plus à ras de terre.

reverb1_bd.1265352003.jpg(Photo : cliquer pour agrandir.)

Un nom avait échappé au ravalement : c’est souvent dans la pierre que la mémoire subsiste (voir les pyramides), elle a été sculptée, taillée, burinée, pourtant le vent et le sable et la pluie et la neige n’ont rien pu faire pour la balayer.

reverb2_bd.1265352107.jpgreverb3_bd.1265352740.jpg(Photos : cliquer pour agrandir.)

Des occupants illustres sont passés (la vie est un jeu musical), la maison est toujours là, comme une masse solide au contraire de leur chair putréfiée. Mais le clavecin résonne par intermittence, par réverbération.

reverb4_bd.1265352830.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

Les choses ont un pourtour, elles avaient même une rue, mais ce pourrait être une avenue, un boulevard, un fleuve, une mer, un océan : peut-être une leçon de ténèbres.

reverb5_bd.1265353170.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

Benoît Dehort

Izis et maintenant

Une fois passé le grand portrait du photographe lui-même qui nous accueille en souriant à l’entrée de l’exposition (Izis, Paris des rêves, Hôtel de Ville, du 20 janvier au 29 mai), c’est la galerie des maquisards.

izis1_dh.1265272592.jpg (Paris, hier. Cliquer pour agrandir.)

Ils ont été pris en photo – et non par les Allemands – par celui qui avait rejoint les FFI à Limoges, en août 1944 : ils sont là, toujours vivants, le regard fier et comme tourné vers ce qu’ils ont vécu et souffert, ils ont chacun leur arme (fusil, mitraillette Sten), comme la compagne dont ils ne peuvent se séparer car elle leur a sans doute sauvé la vie.

Finalement, ils nous interrogent : qu’auriez-vous fait à notre place ? Ils ont combattu (ce beau nom de « maquisards » comme celui de « communards » avant eux) dans l’ombre et les voici dans la lumière noire et blanche, Izis leur a donné une stèle d’honneur qui ridiculise l’édile qui s’accroche actuellement au portrait de Pétain dans son couloir municipal.

La série impressionnante (une sorte de Panthéon à hauteur d’homme) de ces héros modestes de la Résistance se clôt sur deux photos du général De Gaulle à Oradour-sur-Glane, le 4 mars 1945.

izis2_dh.1265272727.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

Et puis, au cours de la visite (gratuite) de l’exposition, on peut voir les trois appareils photo, prêtés par son fils Manuel Bidermanas, qu’a utilisés Izis : deux Rolleiflex, un Leica. Ils ressemblent, vu leur grand âge, à des outils qui ont beaucoup et bien servi.

Car Izis, arrivé de sa Lituanie natale à Paris, gare du Nord, le 11 janvier 1930, et caché en zone libre durant la guerre, est ensuite « monté » à la capitale où il rencontrera le « monde artistique » et deviendra plus tard reporter pour l’hebdomadaire Paris Match.

Ces écrivains, ces poètes, ce chorégraphe, ce peintre, il capture leur présence effective et affectueuse. J’ai noté quelques photos (il y en a environ 270) admirables – non, l’exposition n’est vraiment pas « touffue », elle est chronologique, thématique et ordonnée – je reprends mon carnet :

Paul Eluard (avec son double, 1947)

Albert Camus (1952)

Francis Ponge (1952)

Louis Aragon et Elsa Triolet (1945)

André Breton (dans un miroir avec une petite statue juste au-dessus de la chevelure, 1955)

Joseph Kessel (veste de cuir avec col de fourrure, 1962)

Pierre Soulages (le noir domine, 1967).

izis3_dh.1265272851.jpg (Photo : cliquer pour agrandir.)

Izis avec Colette, un livre : Paradis terrestre (1953), Izis reporter (1949-1969) à Paris Match et ses fameuses photos de l’affaire Dominici (1952), de Calder (1953), de Marlène Dietrich à Londres avec pigeons (1954), de « La mer cruelle » (1959).

Et aussi le monde de Chagall, l’univers du cirque et tous ces instantanés parisiens :

Sous la passerelle du pont des Arts (un couple s’embrasse de nuit), Rue du Louvre, Paris 1944 (paysage de neige et de traces automobiles, un grain Canson pour la photo comme réalisée au crayon !), Métro Mirabeau, 6 heures du matin, Paris 1949 (une sorte de Nosferatu à contre-jour sur les escaliers de la bouche), les hommes-sandwiches (l’un portant une « réclame » annonçant « Heureuse époque » et l’air triste et abattu), Fête, place de la République, Paris 1950, Fête, boulevard de Rochechouart, Paris 1950 (stand de tir forain : le patron avec son fusil, la jeune femme de profil avec son pull blanc, sa veste à carreaux sur le bras assortie à sa jupe longue), Quai de Jemmapes, canal Saint-Martin, Paris 19 (un haleur rimbaldien), Pont de Passy, Paris 1948 (un homme dort sur un rouleau de cordage)…

L’attention, les égards pris vis-à-vis de ses modèles, l’acuité du regard d’Izis en font un grand photographe, original, qui dépasse la catégorie « humaniste » dans laquelle on le range trop facilement : son objectif a quelque chose d’inimitable, d’étranger.

izis4_dh.1265273014.jpg (Photo : cliquer pour surveiller.)

Mais imaginer des photos est un exercice compliqué. Se les remémorer est si facile : dix livres en gardent même la comptabilité imagée ; elles se sont imprimées dans la mémoire et le fixateur du temps fera le reste.

Izis, de son vrai nom Izraelis Bidermanas (né à Marijampole en Lituanie le 17 janvier 1911, décédé à Paris le 16 mai 1980), a été naturalisé français : cet « acte » figure sous vitrine, il est daté du 22 octobre 1947 et signé de la main de Paul Ramadier, Président du Conseil des Ministres.

« Nous étions attirés par la France comme pays de l’Esprit. La Liberté, l’Egalité de l’homme et la Culture, c’est ça qui nous faisait rêver », a écrit Izis.

Et maintenant ?

izis5_dh.1265273175.jpg (Photo  : cliquer pour agrandir.)

Dominique Hasselmann

à méditer : 7

La difficulté pour un auteur, c’est de trouver le très petit lieu, d’origine autobiographique le plus souvent, où l’écriture est perçue comme nécessaire. [...] On n’écrit que de ses morts, c’est le plus probable – et on ne choisit pas d’où ils sortent. A qui s’adresse l’écriture ? billet de François Bon. p-s : pour répondre à [...]